Que contient réellement ton vélo électrique ?
20 June 2025

Un regard dans les coulisses de la technique du vélo à assistance électrique

La semaine dernière, un client est venu dans notre boutique et a dit : « Je ne comprends rien à tout ça. Pourquoi le vélo électrique se conduit-il si différemment de mon ancien vélo ? » Une question légitime ! C’est pourquoi je vous emmène aujourd’hui pour une petite exploration de l’intérieur de votre compagnon électrique.

Le moteur - là où la magie opère

Pour être honnête, au début je pensais aussi qu’un moteur était un moteur. Erreur ! La position fait une énorme différence.

Moteur central - mon favori personnel Il est placé là où se trouvent normalement vos pédales. Cela semble étrange au premier abord, mais c’est une idée géniale. Le poids est parfaitement centré, et quand vous roulez dans Berlin, vous ne remarquez presque aucune différence avec votre vélo ordinaire. Sauf que vous montez chaque côte sans effort.

Je vais moi-même au travail depuis trois ans avec un moteur central. De Prenzlauer Berg à Mitte, tous les jours. Et je dois dire : c’est tout simplement agréable.

Moteur arrière - pour les sportifs parmi vous Il vous pousse par derrière. Assez direct, assez puissant. Un collègue jure par ce système – il aime cette sensation d’être « poussé ». Il est aussi plus silencieux que la plupart des autres moteurs.

Moteur avant - de plus en plus rare On en voit presque plus aujourd’hui. Il tire par l’avant, mais sur routes mouillées (et nous en avons beaucoup à Berlin), la roue avant peut patiner.

Concernant la puissance : elle se mesure en newton-mètres. Cela semble compliqué, mais c’est simple. Plus de Nm = plus de force en montée. Pour Berlin, 50-60 Nm suffisent largement. Sauf si vous prévoyez de rouler régulièrement dans les Alpes – alors il vaut mieux en avoir davantage.

La batterie - votre réserve d’énergie

Voici un point intéressant, car un client sur deux demande : « Et jusqu’où puis-je aller avec ça ? »

La capacité est indiquée en wattheures (Wh). Plus c’est élevé, plus il y a d’énergie. Mais – et c’est important – l’autonomie réelle dépend de tellement de facteurs que je ne donne jamais de chiffre précis en kilomètres.

Un exemple concret : le mois dernier, j’ai eu deux clients avec des vélos identiques (batterie 500 Wh). L’un a parcouru 80 kilomètres, l’autre seulement 45. Pourquoi ? Le premier roulait tranquillement en mode éco, le second fonçait en mode turbo et avait en plus le vent de face.

Mes règles de base :

  • 400 Wh : suffisant pour les trajets en ville
  • 500-600 Wh : si vous voulez aussi sortir en campagne
  • 700+ Wh : pour les longues distances ou les vélos lourds

Ce que beaucoup ignorent : les batteries n’aiment ni le froid extrême ni la chaleur intense. En hiver, il vaut donc mieux ne pas laisser votre vélo électrique dehors.

L’électronique - le cerveau derrière tout ça

Ça devient technique, mais je vais essayer d’expliquer simplement.

Le contrôleur C’est en quelque sorte l’ordinateur de votre vélo électrique. Caché à l’intérieur, mais essentiel. Il décide quand le moteur se met en marche et à quel niveau il vous assiste.

Les capteurs - pour que votre vélo « comprenne » ce que vous voulez

Capteur de cadence : Il détecte que vous pédalez. Simple et fiable, mais parfois un peu saccadé au démarrage. Rien de grave, on s’y habitue.

Capteur de couple : C’est le nec plus ultra des capteurs. Il mesure non seulement si vous pédalez, mais aussi avec quelle force. Le résultat est si fluide que vous oubliez que vous êtes sur un vélo électrique.

Un client m’a dit récemment : « Au début, je pensais que mon moteur était cassé, car je ne le sentais pas du tout. » C’est justement le but !

L’écran - votre poste de pilotage

Avant, les écrans étaient minuscules et ne montraient que le niveau de batterie. Aujourd’hui, ce sont de petits ordinateurs. Vitesse, distance parcourue, parfois même navigation GPS.

Un conseil de ma part : vous n’avez pas besoin de l’écran le plus cher. Les fonctions de base suffisent généralement. Gardez votre argent pour un meilleur moteur ou une meilleure batterie.

Pourquoi tout cela fonctionne ensemble

Le beau avec les vélos électriques modernes, c’est que quand tout est bien réglé, vous oubliez toute la technique. Vous montez, vous partez et vous pensez juste : « Bon sang, pourquoi n’ai-je pas commencé plus tôt ? »

Je le vois tous les jours dans notre boutique. Les clients entrent sceptiques (« Ce n’est pas tricher ? ») et repartent en souriant.

Mon bilan après des années dans le commerce du vélo électrique

La technique est désormais si aboutie que vous n’avez pas à vous inquiéter. Un bon vélo électrique fonctionne simplement. Point final.

Mais : faites-vous conseiller ! Chacun roule différemment, chacun a des besoins différents. Ce qui est parfait pour mon collègue ne vous conviendra peut-être pas.

Si vous avez encore des questions – vous savez où nous trouver. Et oui, les essais sont toujours possibles. C’est souvent à ce moment-là que la décision se prend.


PS : La semaine prochaine, j’écrirai sur l’entretien des vélos électriques en hiver. Spoiler : c’est moins compliqué que vous ne le pensez.

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